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Endométriose : la HAS actualise la place des examens d'imagerie diagnostique

Photo du rédacteur: Agence MC WEB
Agence MC WEB
8 oct.
1 min de lecture

Dr JP Chemla

Le retard diagnostique de l'endométriose demeure une source récurrente de contentieux — errance médicale, retard de prise en charge, gestes chirurgicaux itératifs — et la HAS vient d'actualiser, avec le CNGOF, la place respective des examens d'imagerie dans la démarche diagnostique. L'échographie pelvienne par voie endovaginale est confirmée comme l'examen de première intention devant une suspicion clinique, notamment pour les endométriomes et les localisations profondes recto-sigmoïdiennes, mais ses limites sont rappelées : elle ne permet pas d'exclure une atteinte des ligaments utéro-sacrés ni des lésions superficielles. L'IRM pelvienne est recommandée en deuxième intention en cas d'échographie non contributive ou d'échec du traitement médical de première ligne, et demeure l'examen de référence pour la stadification préopératoire ; écho-endoscopie rectale, entéro-IRM ou coloscanner complètent le bilan des atteintes digestives multifocales. Ce texte fournit ainsi un référentiel actualisé et opposable pour apprécier, dans un dossier de retard diagnostique, si la stratégie d'imagerie mise en œuvre — ou son absence — était conforme aux données acquises de la science à la date des faits.


Haute Autorité de Santé. Actualisation de la place des différents examens d'imagerie pour le diagnostic d'endométriose. Recommandation de bonne pratique élaborée avec le CNGOF, la SIFEM et la SFR. Saint-Denis : HAS ; mai 2025.

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