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Explorer, Comprendre et Prévenir les Risques Médicolégaux

Abstracts
Endométriose : la HAS actualise la place des examens d'imagerie diagnostique
Le retard diagnostique de l'endométriose demeure une source récurrente de contentieux — errance médicale, retard de prise en charge, gestes chirurgicaux itératif
Un expert habituellement missionné par l'assureur d'une partie doit se déporter, même en l’absence de lien direct avec le dossier en question
la simple récurrence de missions confiées à un expert par un même assureur peut désormais suffire à fonder une demande de récusation, indépendamment de tout lien financier direct avec le dossier en cause.
Acide tranexamique en post-partum : une méta-analyse en confirme le bénéfice, sans sur-risque thromboembolique
Après les alertes FDA, NICE, HAS et ANSM, seules certaines bandelettes et prothèses restent autorisées en France. Les arrêtés de 2020 et 2021 imposent formation des chirurgiens, concertation pluridisciplinaire, information de la patiente, traçabilité et suivi post-opératoire.
Infection nosocomiale : c'est à l'établissement de prouver la cause étrangère
Infection du site opératoire deux semaines après une prothèse de genou : la cour d'appel exigeait de la victime la preuve d'un lien direct et certain. La Cour de cassation casse — dès lors que l'infection est nosocomiale, la charge de la preuve pèse sur l'établissement.
Règles de prise en charge chirurgicale de l'incontinence urinaire d'effort et du prolapsus génital chez la femme
Après les alertes FDA, NICE, HAS et ANSM, seules certaines bandelettes et prothèses restent autorisées en France. Les arrêtés de 2020 et 2021 imposent formation des chirurgiens, concertation pluridisciplinaire, information de la patiente, traçabilité et suivi post-opératoire.
Rapport sur les données relatives à l'assurance de responsabilité civile médicale — exercice 2023 (ACPR)
L'ACPR publie l'état des lieux de l'assurance de responsabilité civile médicale pour 2023. En gynécologie-obstétrique, l'activité recule depuis 2016 et les sinistres graves, 3,3 % des dossiers, pèsent 21,6 % de la charge totale.
Infection nosocomiale sans faute. DFP inférieur à 25 % : indemnisation à la charge de l'établissement
Cinq mois après une césarienne conforme aux règles de l'art, une symphysite pubienne d'origine infectieuse. Aucune autre origine possible que la césarienne : l'infection est nosocomiale, et la responsabilité de l'établissement engagée sans faute.
Pas de responsabilité en l'absence de lien de causalité direct et certain entre le « peau à peau » et le malaise d'un nouveau-né
Arrêt cardio-respiratoire dix minutes après une installation en peau à peau, séquelles neurologiques sévères. Deux collèges d'experts, trois hypothèses, aucune certitude : le Conseil d'État confirme le rejet, même sous forme de perte de chance.
Incomplétude du dossier médical du patient : vers un renversement de la charge de la preuve
Lorsque l'absence ou l'insuffisance d'informations empêche de vérifier que les soins étaient appropriés, c'est au professionnel d'en rapporter la preuve. Une présomption de faute que la Cour de cassation confirme au visa des articles L.1142-1 et 1353.
Les procédures de référé et au fond
Le référé, devant un magistrat unique, permet d'obtenir une mesure d'expertise et plus rarement une provision. La procédure au fond, devant une juridiction collégiale, tranche les responsabilités sur la base du rapport d'expertise.
Le rôle du médecin conseil au cours des opérations d'expertise
Analyse du dossier, choix de la spécialité de l'expert, présence à l'examen clinique auquel l'avocat n'assiste pas, discussion médico-légale, opportunité d'un dire ou d'une contre-expertise : le médecin conseil intervient à chaque étape.
Mendelian etiologies identified with whole exome sequencing in cerebral palsy
Sur 50 patients diagnostiqués comme paralysie cérébrale, 26 % portaient un variant pathogène ou probablement pathogène dans 13 gènes — y compris chez des patients présentant des facteurs de risque connus de paralysie cérébrale.
Progestatifs de synthèse et risque de méningiome
Après l'alerte de l'ANSM en 2019, l'étude Epi-Phare quantifie le risque : multiplié par plus de 3 dès six mois d'utilisation, par 12 après cinq ans sous acétate de nomégestrol et par 7 après 3,5 ans sous acétate de chlormadinone.
Conflit entre le secret médical et les droits de la défense
Le secret médical est institué dans l'intérêt du patient, mais ne peut être opposé pour faire échec aux droits de la défense. La Cour d'appel de Paris l'a rappelé le 7 mars 2024 : exiger l'accord préalable du patient est une atteinte disproportionnée.
Le principe du contradictoire
L'expert doit faire respecter le contradictoire du début à la fin : convoquer toutes les parties, communiquer pièces, pré-rapport, dires et rapport. Le patient, maître du secret médical, est seul à pouvoir en décharger le médecin.
La charge de la preuve de l'exécution de l'obligation d'information
Arrêt Hedreul, 1997 : il incombe au médecin de prouver qu'il a exécuté son obligation d'information. La jurisprudence Guyomar a assoupli ce régime en admettant la preuve par tout moyen, principe codifié à l'article L.1111-2 du Code de la santé publique.
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