Progestatifs de synthèse et risque de méningiome

Dr Didier LEGEAIS
En février 2019, une lettre a été adressée par l'Agence nationale de sécurité du médicament aux professionnels de santé afin de les informer du risque potentiel de méningiome sous acétate de nomégestrol (Lutényl et génériques) ou acétate de chlormadinone (Lutéran et génériques).
En juin 2020, une vaste étude épidémiologique du GIS Epi-Phare a permis de quantifier pour la première fois le risque de méningiome associé à l'utilisation d'acétate de nomégestrol (Lutényl et génériques) et d'acétate de chlormadinone (Lutéran et génériques) dès lors que leur utilisation est prolongée et à dose élevée. Elle permet pour la première fois de quantifier ce risque, qui augmente avec la durée du traitement, la dose utilisée et l'âge de la patiente. Globalement, à partir de six mois d'utilisation de ces molécules ou de leurs génériques, le risque de développer un méningiome est multiplié par plus de 3. Sous acétate de nomégestrol, le risque est multiplié par 12 après cinq ans de traitement ; sous acétate de chlormadinone, il est multiplié par 7 après 3,5 ans de traitement.
Références
ANSM. Lettre aux professionnels de santé, février 2019. https://ansm.sante.fr/uploads/2021/03/11/dhpc-2019-02-07-luteran-lutenyl.pdf
ANSM. Questions-réponses sur le risque de méningiome sous Lutényl, Lutéran et leurs génériques. https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/lutenyl-luteran/questions-reponses-sur-le-risque-de-meningiome-sous-lutenyl-luteran-et-leurs-generiques

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